Equipes autonomes est performantes : pas au détriment des responsables d'équipes - N°3

Rédigé le 22/03/2021

Le fonctionnement en équipes autonomes est plus exigeant sur le plan management. Les besoins des équipes vis-à-vis de l’encadrement évoluent : le contrôle « tatillon » doit céder la place à l’animation au sens « noble » du terme :  la diffusion des résultats, l’écoute,  l’information et l’échange sur la stratégie de l’entreprise,  l’association aux décisions,  le développement des compétences, ˜ la fixation et l’évaluation des objectifs, ˜ la régulation des conflits,  etc… 
Il va donc de soi que le manager de proximité, et en particulier le responsable d’équipe est la clé de la réussite du projet « déploiement des EAP ». Il n’est donc pas acceptable que la BSCC veuille en réduire leur nombre.

Ils méritent beaucoup plus de considération

Aujourd’hui la BSCC compte 800 responsables opérationnels et 3100 responsables d’équipe soit 3900 personnes au total. Dans son futur projet d’organisation, la BSCC compte réduire considérablement le râteau managérial en conservant le même nombre de personnes physiques mais elles seraient à 60% des responsables opérationnels (soit 2340) et à 40% des responsables d’équipe (soit 1560). Ainsi, 1540 verraient leur poste supprimé. Pour la BSCC, 600 d’entre elles pourraient bénéficier des mesures d’âge, et d’autres pourraient se positionner sur des postes supplémentaires de responsables de l’exploitation et du service aux clients (RESC) ou d’animateurs des opérations clients (AOC). Il en resterait encore un grand nombre appelé à se réorienter : soit vers des postes de ROP contraints et forcés, soit vers d’autres métiers internes ou externes à la BSCC. Pour la CFDT, ces collègues sur le front depuis le début de la crise sanitaire méritent un peu plus de considération.


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